Il y a des choses que nous faisons sans vraiment savoir pourquoi nous le faisons. Cela se présente dans notre esprit telle une obsession jusqu’au moment où nous passons à l’action. L’Univers peut être très… persistant quand il le faut.
C’est ce qui s’est passé pour cette communication si particulière.

J’ai un attachement spécial aux cétacés et plus précisément aux dauphins et aux orques. Je les trouve tellement… fascinants lorsqu’on les voit évoluer en pleine mer.

J’avais déjà eu l’occasion de communiquer avec un groupe de dauphins égyptiens lors d’un stage de communication auquel je participais et c’était vraiment… inoubliable. J’ai été surprise de voir qu’ils étaient bien plus conscients que les humains de l’état général de cette planète. « Profitez de nous car un jour vous ne pourrez plus nous voir ici » me disait l’un d’entre eux.

Ici, il ne s’agissait pas de discuter avec une orque sauvage mais plutôt avec une orque en captivité. Pourquoi ? Sur le moment, je ne le savais pas vraiment, juste que je devais le faire mais au fil de la communication, j’ai compris… et j’espère que vous le comprendrez également.

Trouver l’orque qui serait d’accord pour discuter avec moi…

N’étant pas très au fait des noms de ces animaux en captivité puisque je suis très loin d’adhérer à ce genre de « spectacle », je ne savais pas vraiment comment faire mon choix puis au détour d’une publication Facebook, je suis tombée sur un nom : Inouk. Une recherche hyper rapide plus tard et je trouve une photo de ce majestueux animal.

Cette communication restera gravée dans ma tête mais certainement pas pour les même raisons que ma discussion avec les dauphins sauvages…
Je vous en livre ici l’intégralité pour que vous puissiez vous faire votre opinion sur l’effet que peuvent avoir les parcs aquatiques sur ses prisonniers. Oui, il n’y a pas d’autres mots.

Pour une meilleure compréhension, j’ai mis en forme cette communication mais les idées captées sont bien évidemment restées intactes. Pour le reste, je pense que vous vous ferez votre propre opinion au fil de votre lecture.

communication avec les orques

A la connexion avec Inouk, je ressens une forte douleur dans la bouche qui irradie au niveau de son nez.
Très grosse tristesse, beaucoup de stress, de la fatigue et un manque flagrant d’énergie et/ou d’envie.

Je me présente à lui et lui explique ma démarche, mon envie de lui donner la parole. C’est comme s’il soupirait puis il me donne son accord.

Le décor est planté… Je le remercie infiniment de m’accorder ces quelques minutes d’échanges…

Je me pose à côté de lui et laisse les images, phrases et sensation venir à moi.

Né ici dans cette très petite mer qui pique.
Sensation que sa mère est morte jeune ou en tout cas, séparé bien trop tôt. Il me montre beaucoup de séparations (pour les spectacles?) et l’angoisse que cela a généré chez lui.
Il est devenu comme un stressé permanent, il ne se sent jamais serein ou calme. Le temps est long, il ne sait pas quoi faire alors il tourne et cherche chaque jour s’il y a un moyen de s’échapper. La grande mer n’est pas loin, il le sait, le sent et l’entend.
Peut être qu’il finira par trouver un passage ?

Sensation de douleurs aux dents. Je le vois mordre quelque chose de très dur ( les bords du bassin?), c’est devenu un tic pour lui. Ça l’occupe et il fait cela machinalement, peu importe la douleur que cela peut provoquer. Le faire lui change les idées.
Je le sens fatigué, comme si son estomac ne se remplissait pas de nourriture suffisamment convenable et diversifiée pour être en forme.

 Il ne veulent pas que nous soyons en forme, ils ont peur de nous, de ce que l’on peut faire. 

Sensation qu’aucune des orques de ce parc (4?) ne se satisfait de son sort. Avoir toujours faim, devoir exécuter les ordres des humains est humiliant. Ils ne comprennent rien ou ils ne veulent pas comprendre.

Certains (soigneurs) commencent à se rendre compte mais tiraillés mentalement. Ils pensaient bien faire, sauver le monde en s’occupant de nous mais les choses bougent. Cas de conscience mais pas pour tous.

Un mal-être très présent chez lui…

J’aimerais que tout s’arrête parfois. Je m’ennuie ici et je me fais mal. L’eau me fait mal.
Il attire mon attention sur son système respiratoire. On dirait qu’il brûle. Sa peau gratte car elle est comme attaquée.
L’eau est toxique pour nous.
Les humains font passer leur réussite, leur égo en premier sans se soucier des dégâts autour. Eux vont bien alors les espèces (animales) aussi.
Les humains sont destructeurs pour leur plaisir. Arrêter de nous mettre dans la petite mer est impossible. Trop grande perte pour eux. Sensation que tant que leur petite vie d’humain ne sera pas en jeu, ils préféreront continuer leur triste exposition.

J’ai besoin de nager beaucoup alors je tourne encore. La porte de sortie ne vient pas mais je cherche.
Sensation qu’il ne veut pas s’attacher aux autres orques comme il a pu le faire avec sa mère. Impression qu’il a un autre membre de sa famille (sa sœur ?) mais que de toute façon, une vraie famille chez les orques, c’est bien plus d’individus. Sensation que sa famille à lui est amputée.

Eux survivent comme ils peuvent. Ils ne sont pas suffisamment sereins pour créer des liens solides et profonds entre eux. De toute façon, à quoi ça sert ?

Il me montre une soigneuse blonde, très douce et gentille. Elle semble avoir bien plus d’empathie que les autres. Elle reste en espérant pouvoir aider, en les soignant du mieux possible mais elle n’y arrivera pas. Elle est très jeune et travaille dans l’ombre (ne participe pas au spectacle?).
Sensation que le seul moyen de les aider est de les mettre dans cette grande mer dont il parle ou de les laisser s’éteindre en espérant que derrière, d’autres ne soient pas enfermés à leur place.

Inouk semble résigné sur son sort. Je lui explique que des personnes cherchent à le faire sortir de cet endroit afin qu’il puisse vivre dans de bien meilleures conditions.
Il semble sans espoir mais espère que le travail de certains humains pour lui profiteront à d’autres si jamais il devait mourir avant que cela se fasse.
Pour lui, il mourra dans ce bassin. Peu d’espoir d’en sortir. Il est prêt à se sacrifier si cela pouvait faire avancer les choses pour les autres et il ne parle pas que des orques…

Il m’envoie une autre image de sa mère. Elle aussi était stressée. Tout le temps et encore plus quand il est né car elle devait le protéger.

Elle savait…. Sensation qu’elle a connue la grande mer et il m’envoie une image d’eau à perte de vue avec un groupe de 15 ou 20 individus minimum.
Il semblerait que sa mère lui transmettait souvent cette image car elle rêvait d’y retourner. Sensation qu’elle est décédée et qu’elle n’a pas pu le voir.

Sensation que les orques ne sont pas des animaux foncièrement méchants envers les humains mais les orques de ce bassin (et certainement de tout les parcs) développent petit à petit une aversion de plus en plus forte pour les humains qu’ils côtoient au quotidien. Ils savent et ne font rien.
Certains nous soignent, nous soulagent mais pour mieux nous utiliser comme des machines.

Sensation que les « tours » lors des spectacles sont les seuls moyens qu’ils ont pour manger. Des fois, ils essayent de se rebeller mais ils ont faim après alors ils font les tours. Comme si manger avait un prix qu’ils avaient appris à payer avec le temps et l’expérience.

Il m’envoie l’image de tout le groupe en disant qu’eux, ils aimeraient juste nager longuement sans tourner en rond. Ils ne sont que des membres d’une famille disloquée et aimeraient retrouver un groupe. Inouk est persuadé que si ce miracle arrivait, les orques de la grande mer les accueilleraient avec sympathie.

Les humains ne pensent qu’à eux et sont persuadés qu’ils sont les êtres vivants les plus intelligents sur Terre.
S’ils prenaient la peine de nous écouter comme tu le fais, comme d’autres le font, peut être qu’un jour, ils changeront d’avis sur nous et verrons que nous avons aussi des émotions, des besoins physiologiques incompressibles et qu’ils auront honte de nous avoir enfermé dans cette mer qui nous tue doucement mais sûrement.

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